Acheter un bateau chez les British, et le tranformer
pour en faire un petit croiseur hauturier
(Pour toutes les photos, cliquez dessus pour les voir en vraie grandeur)
suite de l'article : Acheter un bateau chez les British, Et le ramener en France (cliquez)
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J'ai donc ramené d'Angleterre un COBRAMOLD Leisure 23SL, version biquilles, 7 m, 5 couchettes, cuisine, WC, diesel Volvo Saildrive MD5B 7,5CV, construction en 1982, tout équipé GV+Génois+Tourmentin+Spi, électronique : sondeur (ancien) et GPS MLR 312, pilot autohelm de barre franche (ancien), VHF récente, et une annexe AVON avec son moteur YAMAHA 2,5 CV en excellent état.
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ELVIRA C rebaptisé SWEET CAT, après achat en G-B |
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Pour info, 450 des ces bateaux, en version 23 ou 23SL , en monoquille ou en biquilles, on été fabriqués en G-B de 1976 à 1986. il n'y en a que 3 en France, d'après le service gauge de la Douane, dont un en méditerranée. Il sont fabiqués "à l'ancienne" , c'est à dire en composite trés épais, et muni de renforts intérieurs métalliques, particulièrment au droit des cadènes ; le pont est un sandwich bois entre deux couches d'epoxy. d'après les propriétaires, l'osmose est inconnue ; le plastique était donc correctement fabriqué. Inconvénient : ils sont plus lourds que les bateaux modernes, à taille comparable Les quilles sont en fonte, boulonnées trés solidement sur des varangues intégrées au plastique de coque. Le safran est tenu sur toute sa longueur par un aileron vertical fixe qui le protège des éventuels chocs avant et sert également à poser 3 points à l'échouage. Le VOLVO MD5B + saildrive est une mécanique éprouvée et facile d'entretien sur tous les continents : une anode sur le sail-drive. Une particularité des bateaux anglais : il n'y a pas un cm3 de perdu : tous les recoins et soutes sont aménagés en rangements ; c'est à la fois petit et trés grand ; et j'ai vu de nombreux bateaux plus grands beaucoup moins bien agencés. Ce bateau a un franc bord assez haut, gage de confort pour les nav hauturières, et une capote de roof anti-embruns que l'on apprécie aux allures de près. Il dispose d'une échelle arrière. Sur le plan du gréément, rien ne manque ; les drisses et écoutes sont renvoyées au cockpit ; le mat de 8,50 m est tenu par : un étai avant portant l'enrouleur de foc, 2 haubans, 4 galhaubans, et 2 pataras ; on dispose de sept winches au total, dont deux sur le mat, un sur le roof , deux pour le foc, et deux pour le spi ; rails de tangon, de poulies d'écoutes de foc et rail d'écoute de GV, le tout réglable ; le mouillage est assuré par une ancre CQR de 12 kg sur 10 m de chaîne de 7 + Une ligne plombée de 30 m diamètre 12 + une ancre plate en réserve ou pour mouillage arrière, munie d'une ligne de 40 m diamètre 10 ; balcon avant et arrière, chandeliers solides en inox, avec filière cables enrobés tendus. réservoirs : eau 150 L en réservoir souple à l'avant, Gaz-oil 35 L en réservoir inox dans le coffre arrière, les deux avec nables de pont, gaz : 2 bonbonnes camping-gaz 10 kg, dont 1 en réserve electricité : 1 batterie 60 Ah rechargée par l'alternateur du diesel Tableau électrique neuf, avec breakers et schéma de distribution. |
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Je vais donc démarrer de cette base pour essayer d'en faire un mini croiseur hauturier avec 3 objectifs : - confort - navigation lointaine - sécurité le tout dans un souci de dépense raisonnable, sinon minimale |
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Chapitre 1 : le confort : - le couchage : les matelas d'origine, épaisseur 8 cm en mousse, sont durs et inconfortables pour le coucher ; j'achète des plaques de mousse à alvéoles fermées qui servent à s'agenouiller pour les chantiers de bâtiment : découpage et collage sur le plastique de la cabine avant, de la couchette cercueil de carré, y compris sur les couvercles de coffre, soit un ajout d'une épaisseur supplémentaire de 5 cm sous les coussins d'origine : bilan 3 couchettes aménagées pour 25 €. La couchette double sur les banquettes et la table de carré abaissée ne sera pas équipée ; elle ne sert qu'en secours - les rangements : coffres et placards : il y a beaucoupe de rangements dans les coffres et placards, mais beaucoup de place perdue car un seul niveau : rajout d'un niveau partout où cela est possible, afin de doubler le volume de rangement : des planches, des équerres métalliques et beaucoupe de travail pour les introduire et les fixer, élement par élément : coût de la fourniture : 50 € - les équipets à vaisselle et verres : rajout d'un équippet à vaisselle et d'un porte-verre de part et d'autre de l'équippet central de carré au dessus de la table : en acajou massif, trouvés d'occase sur Ebay : 30€ - lavabo - WC : ajout d'un lavabo en plastique au dessus des WC préexistants, avec son alimentation par pompe à pied et son évacuation : lavabo 25 € , vannes et pompes, passe-coque, tuyaux, fournitures, fixations : 60 € - le réfrigérateur : là, pas de bricolage, remplacement du placard (à côté du réchaud 2 feux gaz + grill péexistant) par un réfrigérateur habillé de bois, en connection 12 V, choisi en taille pour s'insérer à l'emplacement ad-hoc : 900 € y compris la main-d'oeuvre : consommation moyenne 40 wh x 24 heures, compensé par un panneau solaire de 80 wh alimentant durant l'ensoleillement (à voir plus loin au chapitre électricité) |
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- le chauffage : je veux un chauffage à air pulsé pour les matins froids et pour pouvoir sécher les habits et cirés, sachant que l'inconfort sur un bateau réside souvent dans l'humidité chronique : je choisi un chauffage EBERSPÄCHER D1LC, qui est habituellement utilisé sur les poids lourds pour le chauffage de cabine : il existe de multiples versions, et neuf le coût est de plus de 2500 € avec tous les accessoires ; il faut le trouver d'occasion en version Gaz-oil + 12 volts ; je le trouve sur Ebay aux USA pour 400 €, y compris le port ; montage avec tuyaux distributeurs donnant sur une bouche dans le carré et une dans la penderie à cirés à l'avant ; sonde température dans le carré et sonde externe dans le coffre de cockpit ; alimentation gaz-oil en dérivation de l'alimentation moteur et système d'échappement marinisé sur le tableau arrière ; remarque : afin d'éviter tout accident éventuel dû au CO, la commande du chauffage est couplée avec celle du ventilateur de cale préexistant qui fonctionne ainsi durant toute la phase de chauffage, et draine l'air de la cabine à raz du plancher |
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- la ventilation : parallèlement au ventilateur de cale ci-dessus, intallation dans les aérateurs de cabine de ventilateurs intégrés avec interrupteurs : 2 ventilateurs de PC d'occase en 12 volts : 5 € - la télévision + lecteur CD et DVD : j'emmène des jeunes enfants qu'il faut quelquefois distraire et je regarde la journal télévisé de temps à autre : une TV evec écran plat, multistandard, repliable au plafond, 12 V : coût 60 € sur Ebay à Hong-Kong + une antenne omnidirectionnelle fixée sur le mât radar arrière: 90 € + un mini lecteur de CD - DVD connecté : 50 € sur Ebay - les éclairages : éclairages intérieurs : ampoules à leds ; extérieurs : ajout d'éclairages de fond de cockpit et sous barres de flèche pour tout le pont : 200 € au total - la génération électrique : ajout d'un panneau solaire monocristallin (haut rendement mais un peu plus cher) KYOCERA : rendement 80 watts pendant le jour, pour compenser la consommation du frigo, y compris au mouillage : 300 € . et installation d'une deuxième batterie de servitude avec coupleurs et répartiteur de charge, et chargeur sur secteur au ponton : il y a toujours une batterie de démarrage moteur chargée : équipement total : 2 x 80 Ah : total 600 € ; cependant, il faut toujours au minimum 1 h de moteur par jour en navigation : il faudra revoir le bilan électrique et probablement ajouter une petite éolienne, à la fois pour les longues navigations et pour recharger quand le bateau est tracté sur route ... - la table et le taud de cockpit : uniquement pour le mouillage, une table en teck, pliable et rangeable sans occuper de volume, avec un pied central en alu sur support de plancher de cockpit : le tout sur Ebay pour 70 € ; un taud en toile fixé sur une extension de bôme en tube : 30 € - la penderie des cirés : elle existait déjà, mais elle n'était pas ventilée et séchée (voir ci-dessus) , et il n'y avait pas d'écoulement d'eau d'égouttage: aménagement d'un conduit avec nable en plastique, renvoyant l'eau dans les fonds - les équipets d'habillement supplémentaires : 6 filets fixés 6 points au plafond et sur les parois, au-dessus des couchettes : 30 € - la récupération de l'eau, les sols : les sols étaient munis de moquette : parfait pour le port, mais piège à humidité en navigation ; installation de caillebotis en teck pour laisser l'eau s'écouler dans les fonds, où elle est pompée automatiquement par des pompes d'épuisement à interrupteur à niveau. - la finition de l'intérieur : après le passage de tous les câbles électrique, nettoyage complet et revernissage deux couches du plaqué acajou pour lui redonner un allure acceptable , pose d'une horloge, d'un baromètre et d'une horloge de marée, le tout en laiton, remplacement des rideaux latéraux : 300 € - la plate-forme de bain : sur le tableau arrière, remplacement de l'échelle simple d'origine par une plate-forme avec échelle, en tubes inox et revêtement bois ; elle est utile pour débarquer dans l'annexe, ainsi que pour servir de support en navigation pour porter l'annexe, en travers et sur chant : coût 120 € sur Ebay - le bain de soleil : un hamac qui peut être fixé sur les extrémités du tangon de spi tendu lui-même par la drisse et son hale-bas : 20 € sur Ebay - le guindeau électrique : c'était plutôt une demande de mon épouse qui en avait assez de devoir tirer et remonter 30 m de chaîne + une ancre, car aux endroits où l'on va, avec des marnages de + de 10 m, il n'est pas rare d'envoyer toute la longueur pour mouiller : achat d'en guindeau électrique SIMPSON-LOWRANCE de 500 W , à axe vertical (moteur sous le pont), et des câbles électriques, des relais et boutons de commande : coût total 600 € , le guindeau seul étant trouvé neuf aux USA dans un déstockage sur Ebay pour 300 € ; il faut en outre transformer la baille à mouillage pour le retour de chaîne : trés gros travail au total ; mais au final, on dispose d'une ancre que l'on peut mouiller ou rentrer soit par les interrupteurs au pied sur le pont avant, soit par l'interrupteur deux voies de cockpit quand on est en solitaire : trés confortable . |
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Chapitre 2 : la Navigation : Je voulais avoir un bateau apte à entreprendre toute navigation au moins dans la zone Atlantique - Manche - Sud Angleterre - Irlande, par presque tous les temps, y compris le brouillard qui régne souvent dans la zone Bretagne. Il fallant donc adapter un système de navigation électronique capable de faire à la fois le routier et les entrées de port, même sans visibilité : donc cartographie électronique + radar |
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J'ai choisi un système de cartes vectorielles C-MAP , au contraire d'un système de cartographie à base raster (photocopie des cartes papier) , d'abord pour sa précision et ensuite pour le rendu du zoom qui est incomparable au plan des détails des ports ; un autre avantage du vectoriel est de stocker toutes les infos sur une puce minuscule, et de pouvoir les lire, avec tous les commentaires à l'endroit, quelque soit l'orientation que l'on donne à la présentation de la carte : or la présentation dans le sens du vecteur de progression du bateau est un avantage indéniable, surtout si vous avez la possibilité de lire en parallèle l'écran radar avec la même orientation, voire la même échelle. Le choix en raison de l'enconbrement et du prix s'est rapidement porté sur le JRC radar-plotter 1800CP, avec son display monté dans un réceptacle de cockpit face au barreur (écran couleur à intensité réglable, trés lisible de jour) : coût : 1800 € chez un distributeur anglais, au lieu de 3000 € en France. |
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l'aérien est monté sur un matereau arrière (repliable pour le transport sur route). Pourquoi l'aérien non monté comme ordinairement sur une chaise de mat ? : par sécurité : en cas de démâtage, pas de dommages à la navigation. et par simplicité : pas de connexions complexes à débrancher pour le démâtage. Et ensuite parce que les autres antennes demandaient de toute façon un matereau arrière le matereau a été fabriqué sur plan par une entreprise spécialisée dans la mécano-soudure Inox ; il est étudié pour recevoir les antennes de radar, de GPS, deVHF et de télévision ; coût : 485 € ; sa fixation est assurée par un tube surmoulé fixé sur la coque à travers le pont du cockpît, avec en outre un étrier de fixation sur le balcon : il est étudié pour se replier vers l'avant pour le transport, sans aucune déconnexion des câbles.
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Il se posait le choix de l'entrée des données : le JRC 1800CP, dans sa dernière version en 2005, disposait déjà d'un récepteur GPS intégré, qui demandait toutefois d'acheter une antenne JRC dédiée : 400 à 600 € selon versions. Et ce récepteur ne donnait que la position, mais pas le vecteur vitesse (cap et vitesse sur le fond) . J'ai donc utilisé l'entrée NMEA 0183 pour fournir l'information en provenance du GPS MLR 312 : branchement trés facile ; résultat : 2 système de navigation, qui travaillent trés bien ensemble, et qui peuvent aussi travailler indépendemment : sécurité. Par ailleurs, le système a en mémoire toutes les caractéristiques des phares, feux et balises, et il vous calcule automatiquement les marées au jour et à l'heure dits, pour tous les ports principaux. On peut stocker des balises et des repères perso et on peut définir des routes avec la programmation qui tient compte d'un tirant d'eau de sécurité propre à votre navire. La route exécutée (route fond, corrigée des courants et de la dérive)), qui est stockée en mémoire toutes les 10 secondes, et apparaît sur l'écran ; elle est comparée à la route idéale et l'offset est montré en permanence, de même que le cap de corrigé vers la balise, le tout avec grille nord vrai, ou magnétique, distance parcourue, restante, et ETA. La fonction radar est trés précise ; en short range, elle vous montre les flotteurs de casier de pêche la nuit pour pouvoir les éviter, de même que la plus petite embarcation, même en bois, ou une épave flottante ; on peut lui assigner une alerte pour signaler tout mobile entrant dans un voisinage défini (fonction dormir à la barre !) ou régler une alerte de sécurité de mouillage (fonction dormir tout court !) De même la fonction radar signale tout autre radar en émission rentrant dans la zone surveillée (fonction veille anti-collision) Attention tout de même : la pluie ou l'état de la mer, que l'on peut compenser dans le signal à l'écran, peuvent faire perdre une certaine acuité au système... l'entrée NMEA peut également fournir le vecteur vent apparent à la centrale de Nav, via un capteur adapté (girouette statique en tête de mat) : 600 € et les sondes via un sondeur électronique : 200 € ; on peut suivre une route à angle de vent constant si necessaire Dans l'autre sens, la sortie NMEA alimente en data route le pilote automatique autohelm, qui passe les waypoints automatiquement : mais attention, le changement de cap éventuel ne règle tout de même pas les voiles ! Assembler le tout ne demande aucune connaissance en électronique, mais seulement de bien lire les docs et d'aménager les connecteurs fournis en série en maniant le fer à souder. En complément de l'électronique, un bon compas de cloison RITCHIE (USA) , diamètre 120 mm, éclairé nuit, et surtout avec compensation réglable intégrée : trés important au voisinage de l'électronique et d'un moteur diesel inboard, même sur un bateau en composite : 250 € Sur le plan communications : un récepteur VHF inboard avec DSC (donc alarme mayday avec transmission automatique de la position GPS et des data du navire), 25W-5W : 200 € et une VHF de poche étanche de marque Président, 10W-2W, rechargeable sur une console de cloison, directement sur le 12 V : 120 € . Un récepteur SONY, ancien, mais acceptant toutes les gammes d'ondes (même aéronautiques) pour la réception de la meteo ; enfin en côtier, comme tout un chacun, un bon GSM tri-bandes. Nota : La VHF de bord a son antenne fixée sur la matereau arrière, pour les mêmes raisons de sécurité que celles évoquées, elle peut recevoir aussi sur sa sortie PL219 une antenne dipôle de secours stockée avec les apparaux de sécurité. Bien entendu, le bateau dispose en pochettes étanches de toutes les cartes papier principales des zones naviguées, rangées dans un tiroir sous la table principale (tiroir à loquet pour éviter de répandre tout à la gite) |
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Chapitre 3 : la sécurité : C'est un chapitre trés important qui déterminera dans une large mesure votre catégorie de navigation, indépendamment de la taille du bateau. SWEET CAT est maintenant certifié en Catégorie 3 (ancienne norme) : 60 Nm d'un abri , et ceci correspond à la navigation que je veux faire : au-delà, il faudrait plus d'eau notamment, dont le poids est rhédibitoire sur un petit bateau de 7 m, et probablement installer au moins une cloison et une porte étanche à l'intérieur (pas obligatoire, mais sécurité oblige), ce qui n'est plus du tout de mon domaine d'intervention. la bouée fer à cheval et sa balise lumineuse existaient déjà à l'achat ; l'annexe AVON, au caoutchouc trop vieux, a été détruite ; il existait une pompe de cale manuelle inopérante qui a été changée pour une neuve, à membrane, et une pompe électrique qui demandait quelques clapets anti-retour pour être efficace. Les adaptations : - en plus de l'annexe neuve BOMBARD AX2 : 450 E la plupart du temps tirée gonflée derrière le bateau (à l'anglaise !), moteur YAMAHA 2,5 CV rentré en coffre au large, je dispose d'un radeau automatique BOMBARD 6 places en container, neuf, aux nouvelles normes : 1150 €, rangé en coffre, mais disponible sur le pont en 15 secondes. - en bidon étanche, toutes les fusées et les systèmes de détresse réglementaires ; de même en bidon étanche, toute la pharmacie réglementaire de cat. 3, tenue à jour, sauf le sérum anti-choc anaphylactique tenu dans le frigo et à cuffuter tous les ans. - la VHF avec DSC + la VHF portable (vues au chapitre précédent) + 1 balise de détresse ELT ancienne, mais émettant du 121,5 MHz, durée 24H (fréquence détresse aéronautique universelle, en veille permanente sur tous les avions de ligne dans le monde) - gilets auto-gonflables avec harnais et ligne de capelage élastiques : 1 par passager : 350 € - lignes de vie sur chaque côté du pont, du cockpit jusqu'à l'avant, avec amortisseur de chute, pour toutes les manoeuvres par gros temps ou de nuit. : 40 € avec les cadènes spéciales traversantes - un foc de gros temps, et ses apparaux pour le gréer trés rapidement sur le génois enroulé (brevet américain) : 120 € ; le système permet de hisser le spi avec son point d'amure sur le foc enroulé, en cas de grand largue par petit temps - un tourmentin sur étai larguable à l'avant du mat, repris sur un anneau sur le bitard central d'amarrage. - une ancre parachute flottante, avec sa bouée (servant aussi à l'oringage de l'ancre) et 60 m de ligne polyester de 10 mm, pour survivre à l'intérieur, face aux déferlantes et à sec de toile, en cas de tempête non manoeuvrable : 300 € sur Ebay aux USA. - des systèmes d'éclairage de secours, à pile et à main., un éclairage à leds pour la baie du moteur - une barre franche de secours, en bois, avec ses fixations : 30 € - rajout de deux anodes consommables sur les quilles en fonte : elle s'oxydaient trés rapidement et compte tenu de leur fixation sur la coque en stratifié, il était évident qu'elles n'étaient pas au même potentiel que le saildrive, qui lui possède sa propre anode de protection ; après cette protection, une protection supplémentaire par deux couches d'epoxy épais, lui même recouvert par l'anti-fouling semi-érodable. - enfin l'ancre de proue, maintenant une Danfoss de 10 kg sur 30 m de chaîne de 6, est à poste en permanence sur un davier en pente, de manière à pouvoir la mouiller en urgence à partir du cockpit à l'aide du guindeau électrique : 300 €. La deuxième ancre, qui peut être empénelée avec la première avec une manille spéciale, est en coffre avec son bout de 50 m : rarement de service dans cette configuration, elle est la plupart du temps utilisée pour le mouillage tête et cul à l'échouage ou proche d'une plage. - je passe sur toutes les rangement d'habits au sec en sacs plastique, qui font partie des précautions de tout plaisancieret le rangement des réserves de nourriture et de boissons, bien calées contre les mouvements de mer... 2007 : j'ai enfin trouvé une bonne occasion pour une petite éolienne RUTLAND 503 ; je l'installe avant le départ en mer, avec recharge dirigée vers la batterie de service ; cela évitera l'heure de moteur quotidienne pour la recharge...
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Bilan final : J'ai démarré d'un bateau d'occasion valant 13800 € + environ 1500 € pour les investigations et le rapatriement d'Angleterre à St Malo. Au cours des 5 mois de travaux personnels, durant l'hiver 2005-2006, j'y ai rajouté ou adapté près de 10500 € d'équipements divers, sans compter la colle, les vis, les clous, l'anti-fouling, les câbles électriques, les petits équipements de mouillage, de cuisine, les filets de bastingage, les lettrages bronze, les pavillons de courtoisie, etc, etc ... encore 1000 € total : 26500 € en faisant tous les travaux moi-même, c'est à dire au bas mot 400 heures ; autant dire qu'il faut être un bon bricoleur multi-spécialités, car si on devait payer ces travaux à 35 € l'heure + TVA (au minimum !), il y en aurait pour 17000 € , et là le prix devient prohibitif. Sans compter qu'un professionnel aurait tout fourni au prix fort, sans les multiples occases de l'Internet. J'oublie volontairement les quelques cent heures passées sur l'Internet pour rechercher les bateaux d'occase intéressants et tous les équipements que j'ai cité, et les dizaines et dizaines de mails pour les négocier au meilleur prix Et je en compte pas le prix de la remorque plateau capacité 3500 kg, le 4 x4 pour tirer tout cela avec son attelage spécial à amortisseur de lacet... Conclusion : si pas bricoleur, abandonnez et louez un bateau tout préparé... Mais si vous êtes prêt à travailler, comme moi qui suit en retraite, le résultat est assez gratifiant. 2ème conclusion, mais on le savait déjà : quand on opte pour le bricolage et les transformations, on sait quand on commence, mais on n'a jamais terminé ; il y a toujours un équipement nouveau qui apparaît sur le marché et vous êtes tenté... Alors, un conseil : ne calculez pas avant, car vous serez effrayé et vous ne commencerez jamais ! Prochaine étape : un revêtement en latte de teck sur les bancs du cockpit, et colmatage des quelques entrées d'eau au droit de la jointure pont-coque (liston bois à démonter et à remonter après protection), réparation du gel-coat des oeuvres mortes + revoir l'anti-fouling ; le tout cet hiver, et remise à l'eau début avril 2007. "Quand on aime, on ne compte pas" : car parallèlement à ces travaux à faire, je suis déjà allé chercher un voilier traditionel type petit yawl day-boat, en octobre dernier à Manchester, et je l'ai aménagé pour le revendre au printemps ! rien qu'à regarder son pont verni comme un piano de concert, et son accastillage en bronze, c'est déjà un vrai bonheur ! Il est sur sa remorque dédiée ; il est super agréable à barrer... (la suite : cliquez) |
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SWEET CAT au mouillage
Mon épouse à la barre
l'attelage au départ
le yawl day-boat qui sera en vente le printemps prochain, après rénovation
il est à rames, ou à voiles, selon l'humeur du jour ! (cliquez)
Merci d'être le ème visiteur
édition : Daniel CONVERSAT, mai 2007